Le café Biard devenu Le Joker de Paris

Où ? 1, rue Léopold Bellan et 73 rue Montorgueil – 2ème arrondissement

Pas beaucoup d’informations concernant l’histoire de cet ancien Café Biard devenu Le  Joker de Paris, une librairie s’ouvrant sur les deux rues et vendant également des jeux et quelques souvenirs.

Si vous avez des précisions sur ce café du 2ème arrondissement, n’hésitez pas à en faire part.

Les panneaux d’enseigne sont en mosaïque et ressortent sur le bleu cobalt des devantures qui semblent en bois peint et sont ornementées de moulures sur la face qui fait l’angle.

 

Il semble que les Cafés Biard formaient une enseigne parisienne composée de plusieurs franchisés.

Voici une publicité de 1908 réalisée par un certain Maurice Neumont et conservée à la Bibliothèque nationale de France.

Elle est consultable sur Gallica (remarquez le blason de la ville de Paris sur la robe de la dame qui est, en fait, une allégorie de la ville tandis que tous les autres personnages sont identifiés à des personnes bien réelles de la haute société de l’époque) : voir

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Cheminée du Front-de-Seine

Où ? Quartier du Front-de-Seine non loin du quai de Grenelle (Quartier Beaugrenelle) – 15ème arrondissement

Avec ses 130 mètres de hauteur, elle vient en 4ème position pour la hauteur derrière les autres sommets parisiens : la Tour Eiffel (300 m), la Tour Montparnasse (210 m, lire article), l’hôtel Hyatt Regency Paris Étoile (137 m).

Cette cheminée est exploitée depuis les années 70 par la Compagnie parisienne de chauffage urbain.

Elle sert à évacuer les fumées dues à la combustion du fioul de la chaufferie.

La vapeur quant à elle sert au chauffage central des immeubles du quartier ainsi qu’au chauffage de l’eau.

Protection des oiseaux :

Depuis 2012, la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) suit avec une caméra la nidification des Faucons pèlerins. Une façon pour sensibiliser les parisiens à la protection de la faune sauvage.

Voir le site de suivi : cliquez ce lien

Église Saint-Jacques-du-Haut-Pas

Où ? 252 rue Saint-Jacques – 5ème arrondissement

Marchons donc jusqu’à la porte de l’église Saint-Jacques-du-Haut-Pas… à deux pas du Luxembourg.

« Haut-Pas » : Ce nom vient des frères hospitaliers venus en 1180 d’Italie de la région toscane Altopascio (qui signifie Haut-Pas). Ils installent dans cet endroit plutôt déshérité de Paris leur hôpital pour les pauvres et une chapelle pour les pèlerins.

XVIème siècle (en 1572, année du massacre de la Saint-Bathélémy) : A l’initiative de Catherine de Médicis, l’hôpital devient un couvent de moines bénédictins. Une première église est construite en 1584.

XVIIème siècle : Construction dans le style classique de l’édifice actuel, une tour haute, un fronton soutenu par 4 colonnes de types doriques. La première pierre est posée par Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII. Puis le manque de finances stoppe la construction. Reprise de la construction grâce à la générosité de Anne-Geneviève de Bourbon-Condé.  En 1684, après la mort de cette dernière, la nef et la façade sont terminées par l’architecte Gittard. Le lieu était un foyer du jansénisme (L’abbaye de Port Royal n’est pas loin).

XVIIIème siècle : Suite à la Révolution de 1789, l’église devient un Temple.

XIXème siècle (en 1803) : Elle est rendue au culte catholique.

XXème siècle (en 1957) : Elle est classée aux Monuments Historiques.

« Saint-Jacques-de-Compostelle » : Une plaque indique que cette église est sur le chemin des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle (de là à Santiago de Compostela en Espagne, il y a encore une bonne trotte de 1500 km environ).

A ne pas manquer : A l’intérieur une très ancienne statue en pierre datant du XIVème siècle et représentant Saint-Jacques le Majeur (alias Saint-Jacques de Zébédée, un des douze apôtres de Jésus et frère de Jean lui-même apôtre) en pèlerin.

 

Eglises, cathédrales… Payant ? Pas payant ?

Les nouveaux chercheurs d’idées rentables sont bel et bien en marche !

Bientôt les touristes étrangers ou autres contemplatifs sans trop de sous devront peut-être bien se contenter d’admirer certaines églises et cathédrales depuis la rue ou le parvis. Ils s’arrêteront devant comme s’arrêtent les petites familles devant l’Abbaye de Westminster quand elles n’ont pas les moyens d’y pénétrer. (Elles exagèrent quand même, c’est pourtant pas cher : Prix d’entrée normal: Adulte: £22.00 Enfant: £9.00).

Pas de sous ? Tant pis pour vous. Et tant pis pour la lumière traversant les vitraux, tant pis pour la fraîcheur des pierres, pour le silence et le recueillement sous les hautes voûtes, tant pis pour les parfums d’encens flottant entre les stalles… Si vous souhaitez admirer les tableaux du chemins de croix, les statues des saints, les choeurs, les chaires et autres autels il vous suffira de regarder en streaming ou d’acheter les DVD de Secrets d’Histoire (Pas chers non plus : 98 euros environ les 7 épisodes).

Mais pour le moment, l’on peut encore entrer sans bourse délier dans les églises et cathédrales, dans les jardins publics… Profitons-en !

Bataclan, les enfants paradis

« Ils étaient comme toi, ils étaient comme moi,

Ils n’étaient pas guerriers mais sont morts au combat… »

Damien Saez

Il y a deux ans, le vendredi 13 novembre 2015, lors des turpides attaques terroristes de la salle de concert du Bataclan et des cafés alentours 130 personnes ont été assassinées.

Des centaines d’autres s’en sortirent blessées physiquement et psychologiquement.

En fait, à travers ces victimes – celles-ci et celles des autres attentats -, ce sont toutes les personnes qui aiment la paix et la non-violence qui ont été atteintes.

Certaines de ces victimes sont désormais enterrées dans les cimetières parisiens. Rencontrée par hasard, la tombe de Suzon Garrigues qui avait 21 ans. Triste rencontre.

In memoriam :

« Libération » avait fait un portrait de cette jeune femme : voir

« Le Monde » a choisi de publier les portraits des hommes et des femmes tués afin de conserver la mémoire de ces vies fauchées lors de cet attentat mais aussi des autres : voir 

Ecoutez et regardez ce clip, cette « mise en visages » qu’un youtuber a faite de la chanson « Les enfants paradis » de Damien Saez  : voir

 

La Bérézina

Où ? Angle du Boulevard du Montparnasse et de l’Avenue de l’Observatoire – 6 ème arrondissement

La statue en bronze du Maréchal Ney (1769-1815) a été réalisée en 1853 sous le Second Empire par le sculpteur français François Rude (1784-1855).

Histoire en bref :

Michel Ney est fait maréchal par Napoléon 1er en 1804.

Après les Cent Jours, à la seconde restauration, il est condamné par la justice royale de Louis XVIII et exécuté Place de l’Observatoire.

C’est tout près de l’endroit où il a été fusillé que la statue est érigée.

Zoom sur la statue :

Sur deux faces du piédestal s’allonge la longue longue liste des noms des batailles auxquelles le Maréchal Ney a pris part aux côtés de Napoléon Ier.

On comprend alors pourquoi Napoléon Bonaparte le surnommait le « brave des braves » et pourquoi le sculpteur le montre sabre au clair prêt à tailler en pièce l’ennemi.

S’il collectionne des victoires, on voit qu’il a aussi participé à la désastreuse campagne de Russie et notamment aux batailles de la Moskowa (Borodino) et de la Bérézina en 1812. Mais comme Napoléon, il s’en est sorti… Cette claque militaire ne les empêcha pas de mener ensemble 3 ans plus tard la bataille de Waterloo en 1815, bataille qui marque la fin du 1er Empire.

A propos de la campagne de Russie, profitons-en pour conseiller la lecture du livre de Sylvain Tesson « Bérézina » qui, avec des amis, en a commémoré en 2012 le bicentaire en refaisant en side-car « Ural » le chemin emprunté par la Grande Armée et par Napoléon de Moscou jusqu’à Paris.

 

 

L’ancien lit de la Bièvre

Où ? Boulevard de l’Hôpital – 5 ème arrondissement

La Bièvre est une rivière qui prend sa source dans les Yvelines à Guyancourt.

Cheminant à travers plusieurs départements d’Île-de-France, elle finissait son parcours en traversant Paris via le 13ème arrondissement avant d’aller se jeter dans la Seine au niveau du quai d’Austerlitz dans le 5ème arrondissement.

Surexploitée dès le Moyen-âge, elle était devenue au fil du temps le déversoir des résidus et déchets des tanneries, des teintureries, des blanchisseries, des moulins… La manufacture des Gobelins (17ème siècle) utilisait également les eaux de la rivière.

C’est sous le baron Haussmann (Second Empire) qu’elle fut enterrée puis détournée vers les égoûts pour cause d’assainissement de la capitale.

Au milieu du trottoir du Boulevard de l’Hôpital (celui de droite en allant dans le sens La Salpêtrière > Gare d’Austerlitz), est fixé ce médaillon signalant que la rivière pendant de longs siècles passait par là.