Cancanements à Paris

Où ? Quai de Conti – 5 ème arrondissement

Une péniche…

… c’est bien pratique !

Une cane colvert et ses 6 canetons

 

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Jardin du Luxembourg : Charles Baudelaire

Où ? Jardin du Luxembourg – 6ème arrondissement

Ce buste en pierre de Charles Baudelaire (1821-1867), vous le trouverez en entrant dans le Luco par la rue Auguste Comte et en suivant le chemin vers la gauche.

Il se situe grosso modo en face du Lycée Montaigne que l’on aperçoit à travers la grille.

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Sur le piédestal est apposée une plaque où est gravé un passage – la dernière strophe – du poème « Les Phares ».

Ce poème se situe dans les premiers textes des Fleurs du Mal.

Baudelaire y évoque des artistes (Rubens, De Vinci, Michel-Ange, Rembrandt, Puget, Watteau, Weber et bien sûr Delacroix) qui, par leur génie (sculpture, peinture, musique) ont tous tenté chacun en son temps d’approcher la beauté éternelle et par cette quête infinie et tourmentée du divin ont, ainsi que des phares, éclairé leur époque.

On remarque dans ce texte que Baudelaire ne cite aucun écrivain. Trop modeste Baudelaire ? Probablement pas ! Par ce poème, il devient d’emblée celui qui par sa plume – trempée dans le vif du génie – va poursuivre la quête d’absolu de ses illustres aînés.

Cette statue rend hommage à ce poète important qui, enfant, se promenait avec sa mère dans le jardin du Luxembourg.

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Le Luco et son palais

Où ? Jardin du Luxembourg – 6ème arrondissement

« Luco » est le surnom du Jardin du Luxembourg.

Bref historique :

1612 : Marie de Médicis (1575-1642), veuve du roi de France Henri IV et mère de Louis XIII, rachète l’hôtel particulier qui appartenait au duc du Luxembourg.

1615 : Elle le fait restaurer et agrandir par l’architecte Salomon De Brosse (1565-1626) et demande à ce qu’un grand jardin l’accompagne.

XIXème : Des transformations importantes intérieures comme extérieures seront dirigées notamment par Jean-François-Thérèse Chalgrin (1739-1811) l’architecte du néoclassicisme sous l’empire de Napoléon 1er ou encore par Alphonse de Gisors (1796-1866) l’architecte de la Monarchie de Juillet. Les travaux haussmanniens du Second Empire avec le percement ou l’élargissement de rues modifieront également le plan du jardin.

1940-1945 : Sous le régime de Vichy, le palais a servi d’état-major à la Luftwaffe 3 et le jardin de parking.

1958 : Le palais accueille le Sénat de la Vème République. Le Sénat qui a en main la gestion du domaine.

Dans le jardin :

Nombreuses choses à voir comme des fontaines, sculptures, plantes, musée… que « Paris au fil des rues » vous présentera.

Vue sur le palais depuis le jardin

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Vue d’en haut : voir article

Cariatides groupées par deux sur le fronton du palais 

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Le Louvre en trompe l’oeil

Où ? Au Louvre cour Napoléon – 1er arrondissement

Quand ? du 25 Mai 2016 au 27 Juin 2016

L’artiste JR voulait montrer aux gens à quoi ressemblait la cour Napoléon avant la mise en place de la Pyramide du Louvre en 1989.

C’est chose faite ! Avec du papier photo, il a fait disparaître la désormais incontournable réalisation de Léoh Ming Pei.

Pour que le trompe l’oeil fonctionne parfaitement, que tous les éléments s’assemblent, il faut se tenir à un endroit très précis !

Pour trouver cet endroit et faire la photo, il vous suffira de repérer la queue étrange qui semble se former sans raison au milieu de la place dans l’axe du Pavillon Napoléon.

Bravo !

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Jour pour jour : il y a 120 ans au Salon Indien…

Où ? Salon Indien du Grand Café, 14 rue des Capucines – 2ème arrondissement

Il y a exactement 120 ans, le 28 décembre 1895, Paris vivait la première projection publique et payante de « photographies animées »  organisée par les frères Lumière.

Elle eut lieu dans le Salon dit « Indien » du Grand Café ; l’endroit fait maintenant partie de l’hôtel Scribe (un 5 étoiles parisien !).

La première attire une trentaine de spectateurs mais le succès est fulgurant ! La presse parisienne est élogieuse et le bouche à oreille fonctionne…

Les jours suivants c’est la cohue : près de 2000 personnes par jour se pressent, espérant pouvoir s’entasser dans la petite salle !

L’invention du « cinématographe », au-delà de sa prouesse technologique, marque aussi la naissance du 7ème Art.

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Dix films sont projetés :

  1. La Sortie de l’usine Lumière à Lyon
  2. La Voltige
  3. La Pêche aux poissons rouges
  4. Le Débarquement du congrès de photographie à Lyon
  5. Les Forgerons
  6. L’Arroseur arrosé
  7. Le Repas de bébé
  8. Le Saut à la couverture
  9. La Place des Cordeliers à Lyon
  10. Baignade en mer

A noter :

Les films de cette époque sont ce qu’on appellerait aujourd’hui des très courts-métrages, leurs durées ne dépassant que rarement la minute.

Le site de l’Institut Lumière à Lyon : http://www.institut-lumiere.org/

Coffret DVD : « Lumière ! »  / Distribution Bertrand Tavernier : Lien Fnac.

Arthur Rimbaud, L’homme aux semelles devant…

Où ?  Place Père-Teilhard-de-Chardin – 4e arrondissement

Cette sculpture  (qui est une commande de la ville) à la mémoire de Rimbaud a été réalisée par le sculpteur Jean-Robert Ipoustéguy (1920-2006).

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Pourquoi ce drôle de titre « L’homme aux semelles devant » ?

A  première vue, rien de bien emballant… Jean-Robert Ipoustéguy a détourné l’image poétique de Paul Verlaine pour qui Rimbaud était « L’homme aux semelles de vent » et en a fait « L’homme aux semelles devant ». C’est le point de départ de sa réalisation : on voit donc le buste de Rimbaud précédé de ses jambes et de ses chaussures…

En l’observant plus attentivement et en se demandant ce qui avait bien pu passer par la tête du sculpteur, l’oeuvre peut paraître sous un jour plus intéressant :

  • Les jambes, les chaussures sont des éléments qui évoquent la marche, le voyage. Le besoin de se déplacer et l’obsession de ne pas pouvoir se déplacer comptent, d’après moi, parmi les principales composantes de la personnalité de Rimbaud sa vie durant et jusque dans ses derniers moments difficiles à Marseille.
  • Le buste de Rimbaud est couché horizontalement, désinvolte, comme en lévitation au-dessus du monde, dandy indifférent à ce que sa main est en train de faire : elle tient la voyelle A et semble déjà avoir semé d’autres lettres de-ci de-là… Allusions probables à ses poèmes « Voyelles » et « Mauvais sang » (« Je n’aurai jamais ma main. ») phrase dont l’idée est reprise dans un passage de sa fameuse lettre dite « du voyant » dans laquelle il dit « assister à l’éclosion de sa pensée ».
  • L’ensemble buste-jambes se trouve au-dessus d’une masse ondulée pouvant évoquer un voile, une coque de bateau (voire la nef du blason de la ville), des flots… une évocation du bateau-poète qui se laisse emporter par les flots dans le « Bateau ivre » ?

Bref, cette sculpture donne l’occasion de penser à Rimbaud et tout ce qui peut donner envie de plonger dans sa poésie ou sa vie est bon à prendre !

Au passage un petit lien vers une interview qu’avait donnée Philippe Sollers sur le thème « Rimbaud, une expérience de liberté supérieure » : http://www.philippesollers.net/arthurrimbaud.html