La Fête de Ganesh à Paris

Où ? Dans le Xème arrondissement, quartier de La Chapelle, Faubourg Saint-Denis

Quand ? Dimanche 30 août 2015 (date variable d’une année sur l’autre)

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Après la « Fête des Couleurs » ou « Holi » saluant l’arrivée du printemps, c’était aujourd’hui la « Ganesh Chaturthi », grande fête en l’honneur du Dieu à tête d’éléphant Ganesh.

Je suis tombé dessus par hasard, en sortant à la Gare du Nord.

Ce grand défilé a lieu chaque année à Paris mais bien sûr également partout dans le monde. Il réunit une foule très importante appartenant à la communauté hindoue. Il y a bien sûr aussi des badauds. Le tout dans une ambiance tranquille malgré le monde.

Trop de monde d’ailleurs à l’heure où je m’y trouvais pour voir de face les chars décorés et notamment celui où se tenait la statue du Dieu… L’année prochaine peut-être !

De nombreuses personnes tenaient des écuelles en aluminium contenant des offrandes avec bananes, pigments, morceaux de noix de coco…

Des tas de noix de coco entières – fruits qui doivent avoir une symbolique particulière – étaient placés devant les petits stands-autels que les gens avaient montés le long des rues.

Les hindous, adultes et enfants, étaient pour la plupart vêtus de leurs habits des grandes occasions, élégants et colorés. Les nombreux bâtons d’encens qui brûlaient ça et là et surtout les colliers de fleurs de jasmin parfumaient magnifiquement les rues. La musique indienne accompagnait les festivités.

Une belle découverte pour moi…

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Au Rocher de Cancale

Où ? Rue Montorgueil – 1er / 2ème arrondissements

Anecdotes : Il y eu d’abord un premier restaurant chic et réputé « Au Rocher de Cancale » qui, crise oblige, ferma.

Puis le second – celui que l’on voit actuellement – ouvrit juste en face en 1846.

Dans le premier, certains personnages de La Comédie Humaine ainsi que leur créateur, Honoré de Balzac, se restaurèrent. Il semble possible que Balzac ait un peu fréquenté le second.

Remarquez le placage XIXème style renaissance en bois bleu ciel et l’enseigne représentant un rocher breton sculpté avec ses moules et huîtres à l’angle du bâtiment (sur la photo au-dessus de la première chaise).

Les huîtres en chiffres :

100 000 000

C’est le nombre d’huîtres plates extraites de la Baie de Cancale en une année au XVIIIème siècle. La richesse de cette petite commune bretonne est donc en partie liée à ces fruits de mer.

72 000 000

C’est la consommation d’huîtres pour la seule ville de Paris en 1846 (année de l’ouverture du second resto) soit 6 millions de douzaines de bivalves engloutis !

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Basket de rue

Où ? Place de l’Hôtel de Ville – 4ème arrondissement

Ambiance sympathique de terrains de basket sur l’Esplanade de la Libération. Sûrement le temps de l’été.

Dans le fond, contre la façade de l’Hôtel de Ville, des bannières « Paris entre en jeux » sont déployées pour la candidature de la ville au JO 2024. Dans 9 ans !

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i o u ….

Où ? Place Goldoni – 2ème arrondissement

> La place Goldoni (Carlo Goldoni était un dramaturge italien du XVIIIème) est toute petite et interdite à la circulation.

Avec sa forme rectangulaire elle est un terrain de jeu idéal pour les enfants.

Bon là c’est les vacances, y a pas d’enfants qui jouent ! Pas possible de vérifier la légende ci-dessous…

> L’oeuvre intitulée « La Place des Enfants » se situe sur le grand mur aveugle de l’immeuble.

Elle a été créée en 2006 par l’artiste belge Patrick Corillon.

On y voit des voyelles découpées dans l’acier reproduisant une écriture manuscrite. Leurs couleurs reprennent celles du célèbre poème d’Arthur Rimbaud « Voyelles ».

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Les voix d’enfants de la place… légende parisienne

Un écriteau nous apprend cette légende :

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Pour mémoire, voici le poème de Rimbaud :

« A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

Golfes d’ombre ; E, candeur des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d’ombelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;

U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d’animaux, paix des rides
Que l’alchimie imprime aux grands fronts studieux ;

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges :
– O l’Oméga, rayon violet de Ses Yeux ! »

 

Carolina

Où ? Dans le square Gabriel Pierné – 6ème arrondissement

Cette statue de bronze grandeur nature a été créée en 1968 par l’artiste toscan Marcello Tommasi (1928-2008).

Cette sculpture représente une fillette fière et volontaire que sa nudité ne gêne pas.

A-t-elle un rapport quelconque avec les événements parisiens de 68 ? Représente-t-elle dans l’esprit de l’artiste une forme de la jeunesse qui n’a rien d’autre que sa force vitale face à une société qu’elle souhaite affronter et changer ? Est-ce une nouvelle Gavroche fille éprise de liberté ? Qui sait…

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