Paris nature : direction le Bois de Vincennes

——————–

Comme son nom ne l’indique pas, ce bois appartient à la commune de Paris (et non à la ville de Vincennes qui a pris le nom du Bois au moment de sa création).

——————–

S’il est facile au cours de nos promenades de repérer des oiseaux, il semble bien que l’on passe à côté d’une certaine faune dont on ne soupçonne même pas l’existence.

C’est ce que montre cette petite vidéo de 5 minutes proposée par NATURE TV.

 

Publicités

« Espèces en voie d’illumination » : la lumineuse idée du Muséum !

Une belle promenade nocturne au Jardin des Plantes qui émerveillera petits et grands pendant les fêtes de Noël.

Nul doute que ce sera l’attraction parisienne la plus originale et la plus étonnante de cette fin d’année et qu’elle attirera nombre de familles et de touristes.

INFOS PRATIQUES / EXPO TEMPORAIRE

Où ? Au Jardin des Plantes (Vème arrondissement) / entrée Place Valhubert (Métro Austerlitz)

Quand ? DU 18 NOVEMBRE 2018 AU 15 JANVIER 2019 de la tombée de la nuit à 22h45 (fermé le 25 décembre)

Tarifs et réservations ? >>> voir sur le site du Mnhn

INAUGURATION, MERCREDI 14 NOVEMBRE

A l’occasion de l’inauguration de ce show lumineux « Espèces en voie d’illumination », le Muséum national d’Histoire naturelle et les équipes en charge de l’événement ont accueilli au Jardin des Plantes bon nombre de médias comme l’agence Reuters, Publicis, Beaux Arts Magazine et… Paris au fil des rues ! On ne joue pas dans la même cour que les autres, mais bon, ça fait plaisir. Remerciements au passage.

Tout le monde a été accueilli par M. Bruno David, président du Muséum depuis 2015 et par M. Michel Saint Jalme, directeur de la Ménagerie du Jardin des Plantes depuis 2009.

PREMIER ÉCLAIRAGE, VENDREDI 16 NOVEMBRE 

Et les immenses et nombreuses structures – 60 je crois – ont jeté dans le ciel noir leurs mille et une couleurs chatoyantes…

Photo : Détail de l’arche (voir ci-dessous) 

POINT DE DÉPART, PLACE VALHUBERT

Votre visite commencera Place Valhubert devant les majestueuses grilles qui ouvrent sur le Jardin des Plantes qui, pour l’occasion, restera ouvert tard le soir (et c’est là aussi une grande première !).

Juste après le Monument à Lamarck (fondateur de la doctrine de l’évolution au XVIIIème et XIXème siècle), se dresse une sorte d’arche de Noë préhistorique où diplodocus colorés, animaux fabuleux et arabesques végétales nous plongent d’emblée dans une féerie de couleurs.

En passant dessous, vous laisserez derrière vous le Paris que vous connaissez et entrerez dans le monde imaginaire de l’exposition.

Photo : L’arche avec, au premier plan à droite, la silhouette de la statue de Lamarck 

CONSEILS

Ne pas trop regarder les images de l’événement diffusées sur internet avant de venir pour ménager la surprise de la découverte (ici vous n’en verrez que 3)

Venir à la nuit tombée

S’habiller chaudement

Prévoir 2 heures de promenade (au moins car des ateliers pour enfants et des spectacles vivants seront aussi proposés au fil de la visite)

QUAND LA POÉSIE ET LE MERVEILLEUX ÉCLAIRENT NOS CONSCIENCES

« Espèces en voie d’illumination », un titre bien trouvé

Ce titre détourne la triste phrase « espèces en voie de disparition » et met l’accent sur ce que l’homme peut faire de plus beau pour la nature : illuminer l’avenir.

Une expo bien pensée

Photo : Dans la nuit, des éléphants couleur de lune

Le discours de l’exposition – comme l’a dit M. Bruno David – est « scientifique et léger » pour être accessible à tous. Et c’est une force de l’exposition.

Elle commence donc par des animaux disparus il y a 65 millions d’années comme le T. Rex.

On y découvre ensuite des espèces éteintes comme le Grand pingouin ou menacées comme les Ours polaires.

Au détour des chemins on est sans cesse surpris, ici par des arbres magiques ou par un champ de fleurs merveilleuses, là par des lanternes suspendues ou par un groupe de girafes, là-bas par un passage dans le ventre d’un Requin étincelant…

Une prouesse technique

En effet, le projet a été pensé au mois de mars et les réalisations ont commencé au mois d’août. A noter que la dernière sculpture a été mise en service par les équipes de China Light Festival et du Muséum la veille de l’inauguration !

Certaines sculptures sont animées, d’autres ont leurs couleurs qui changent progressivement.

Les postures des animaux (oursons qui se roulent par terre, dendrobate prêt à sauter, papillons qui s’envolent…) et les formes des végétaux (arbres, fleurs, algues…) montrent que les artisans et artistes ont une bonne connaissance du vivant.

A noter la qualité de la signalétique : quelques panneaux (lumineux également) présentent de courts textes écrits gros qui donnent des informations intéressantes et nous replacent dans l’histoire du Muséum.

ALLEZ-Y LES YEUX FERMÉS (OU PLUTÔT ÉCARQUILLÉS) : C’EST BEAU ET INTELLIGENT !

A propos de la nature, Nicolas Hulot a dit un jour : l’émerveillement est le premier pas vers le respect.

On pourrait appliquer cet adage moderne à cette exposition du Muséum.

Photo : Arbres à lanternes typiques de l’esthétique chinoise 

Eternel jardin

PARIS… AU FIL DES RUES VOUS CONSEILLE :

« ETERNEL JARDIN – LE CIMETIERE DU PERE LACHAISE »

Un documentaire de Christophe d’Yvoire & Augustin Viatte (44 min)

Une promenade bucolique au cimetière du Père-Lachaise, réservoir de biodiversité insoupçonné au coeur de Paris. Le cimetière parisien du Père-Lachaise constitue un eldorado végétal insoupçonné de 44 hectares, préservés du tumulte de la ville. Ce lieu de mémoire accueille une faune et une flore abondantes, qui réinvestissent les lieux depuis que les jardiniers ont banni les pesticides. En compagnie d’experts et d’amoureux de cet écrin de nature, une balade poétique et sauvage, rythmée par le passage des saisons.

Message du 26/12/2018 :

Comme me l’a fait remarqué un lecteur, l’extrait de présentation ne fonctionne plus. Je vous mets donc le lien de la vidéo complète. Il semble qu’Arte la supprimera le 31/12/2018.

Naissance d’un bébé orang-outan à la Ménagerie du Jardin des Plantes

Où ? Ménagerie du Jardin des Plantes (5ème arrondissement).

Le 17 octobre dernier naissait Java, bébé orang-outan de Bornéo femelle !

Voici la courte vidéo mise en ligne par le Muséum national d’Histoire naturelle.

Rappelons que les orangs-outans sont classés par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) dans la triste liste rouge qui recense les espèces en danger critique d’extinction.

Le Marchand de masques du Luco [Partie 1]

Où ? Jardin du Luxembourg – 6ème arrondissement

Vidéo

Découvrez notre vidéo après avoir lu l’article… Elle est en bas de page !

En bref

C’est une des plus belles sculptures du jardin. Très originale, elle est aussi très intéressante à regarder de près. Par ailleurs, la disposition des masques nous invite à tourner autour.

Le sculpteur

Cette statue de Zacharie Astruc (1835-1907) a été réalisée en 1883. En plus d’être sculpteur, il était peintre et critique d’art.

Significations

A travers la symbolique des masques et du « marchand », Zacharie Astruc rend hommage aux personnages qu’il représente en créant une filiation entre eux et l’antiquité mais aussi en voulant les immortaliser :

  • On pense aux masques qui servaient dans le théâtre antique grec ou à ceux qui étaient utilisés dans les temples comme ex-voto, en signe de vénération.
  • On pense aussi aux masques mortuaires qui permettent de garder une image d’un grand personnage décédé et de transmettre son souvenir à la postérité.
  • Les masques de Zacharie Astruc représentent des artistes qui sont ses contemporains. A l’époque de la réalisation de la statue, certains étaient morts, d’autres pas.
  • Certaines mauvaises langues disent que le choix de Astruc s’est porté sur ceux qui auraient été les plus généreux envers lui… Médisances que cela !

Le « marchand de masques » se fait aussi passeur :

  • Il invite l’observateur à « acheter » les masques des Grands et donc à découvrir leurs oeuvres, leurs vies.
  • On peut imaginer que Zacharie Astruc se considère un peu comme ce marchand « passeur de mémoire ».

Zoom sur les masques

Attribution des masques 

  • 8 masques au pied de la statue et 1 dans la main du marchand.
  • Ne sont représentés que des artistes français.
  • A noter qu’il n’y a pas de femmes !

  • La plaque fixée sur le piédestal présente 10 noms alors que seuls 9 masques sont présents : on en déduit qu’un des personnages est manquant. Oui, mais lequel ?
  • 8 sont relativement faciles à identifier.

1-Victor Hugo (écrivain mais pas que…)

Le marchand brandit bien haut le masque de l’auteur des Misérables et des Contemplations. Zacharie Astruc le considérait probablement comme le personnage le plus important de l’époque (le boss quoi !)

2-Jules Barbey d’Aurevilly (écrivain, critique littéraire)

Son masque est à côté de celui de Balzac situé à sa gauche. Bonne place car d’Aurevilly écrivait au sujet de l’auteur de la Comédie humaine : « Balzac, c’est les Alpes » ou « C’est notre maître à tous ».  A noter que ce n’était pas le même son de cloche avec Victor Hugo… 

3-Jean-Baptiste Camille Corot (peintre)

4-Alexandre Dumas fils (écrivain)

5-Hector Berlioz (compositeur)

6-Jean-Baptiste Carpeaux (sculpteur, peintre, dessinateur)

7-Eugène Delacroix (peintre)

8-Honoré de Balzac (écrivain)

Nous reste un 9ème masque à identifier : le « barbu » 

Sur la plaque on voit écrit « Faure » (sans accent, sans prénom) et « Gambetta », noms non encore attribués.

Serait-ce Léon Gambetta (politicien important de l’époque du sculpteur) ?

  • Ce masque montre un visage ovale et arrondi avec une barbe taillée relativement courte et une implantation caractéristique sur le menton : ça ne colle pas avec les représentations qu’on a de Gambetta. Allez hop, on élimine !

Sur d’autres sites dédiés à cette statue on voit que ce masque est parfois attribué à « Gabriel Fauré ». A mon humble avis, il y a confusion et ce, pour 2 raisons :

  • Il est peu probable qu’on ait omis l’accent sur son nom en gravant la plaque.
  • Et puis, Gabriel Fauré portait à merveille la moustache. Donc exit aussi !

On aurait pu penser à « Félix Faure », un des présidents de la IIIème République :

  • Félix Faure n’était pas encore président à l’époque de la création de la statue.
  • Et il était aussi du parti des moustachus… Out !

Serait-ce Jean-Baptiste Faure ?

  • Après quelques recherche, le visage représenté sur le masque a matché (comme on dit) avec la peinture de Manet !
  • C’est donc bien Jean-Baptiste Faure qui a servi de modèle à Astruc.

9-Jean-Baptiste Faure (chanteur baryton, collectionneur de peintures impressionnistes)

Je ne connaissais pas ce personnage. Il était pourtant le chanteur d’opéra le plus célèbre de l’époque.

Sauf erreur d’identification, voici donc en vidéo les heureux élus :

Qui a volé, a volé, a volé les masques du marchand ?

On voit sur cette ancienne photo du Musée d’Orsay qu’à l’origine il y avait 12 masques :

  • On voit que le marchand en tenait 1 dans sa main droite et en portait 2 autres suspendus à son poignet : 3 masques sont donc aujourd’hui manquants.
  • Du coup la plaque aurait dû mentionner 12 noms et non 10. Mystère… A moins que cette plaque ait été faite et posée bien après la création de la statue.

Les masques ont-ils été volés ? ou bien ont-ils été vendus par le marchand ?

Parmi ces 3 masques disparus il semble qu’il y avait : Théodore de Banville (tout en bas, on le reconnaît bien), Charles Gounod et Léon Gambetta (dont le nom apparaît sur la plaque).

Où la voir exactement ?

En entrant par l’entrée côté boulevard Saint-Michel/Fontaine Edmond Rostand :

  • prendre l’allée qui mène au plan d’eau face aux escaliers
  • aller sur la gauche vers les escaliers suivants
  • la statue se trouve dans l’allée juste derrière la statue de « Jeanne d’Albret, Reine de Navarre » et pas loin de la halle ouverte tout en longueur.

Le musée de Montmartre et Jardins Renoir

Où ? 12, rue Cortot – 18ème arrondissement.

Enseigne du musée avec la silhouette d’Aristide Bruant de dos extraite d’une affiche dessinée par Toulouse-Lautrec pour la promotion du cabaret Mirliton

Inauguré en 1960, le musée de Montmartre a été créé dans l’ancien Hôtel Demarne et la Maison Bel-air grâce à l’engagement de la Société d’Histoire et d’Archéologie « Le Vieux Montmartre » fondée en 1886.

A deux pas du Bateau-Lavoir (rue Goudeau), de la place du Tertre et du Sacré-Coeur, ce joli musée nous replonge dans l’histoire de Montmartre grâce à des documents exceptionnels (photos, lithographies, dessins, objets…).

Entrée du musée 12, rue Cortot

Pourquoi le visiter ?

Pour y découvrir l’évolution et le changement de visage de la Butte au fil des époques : disparition des moulins et des vignes due à l’industrialisation, disparition du Maquis de Montmartre grignoté par Paris en pleine expansion et percé par l’avenue Junot en 1910…

Pour y retrouver l’esprit montmartrois associant liberté de pensée (Commune de Paris, Louise Michel, République de Montmartre etc.), élan de création (Bohème artistique, Renoir, Lautrec, Gill et bien d’autres) et vie festive (évocation des cabarets comme Le Chat noir, le Moulin-Rouge ou Au Lapin agile, des chansonniers tels que Aristide Bruant, des danseuses comme La Goulue, Yvette Guilbert, Jane Avril, Grille d’égoût).

Pour se promener dans les Jardins Renoir. Ils ont été reconstitués grâce aux toiles du peintre impressionniste Pierre-Auguste Renoir. C’est d’ailleurs dans ces jardins qu’il composa en 1876 son tableau La balançoire (actuellement au Musée d’Orsay).

Liste des illustres artistes qui ont vécu et travaillé dans ce lieu.

Curiosités à découvrir (parmi plein d’autres)  :

Une exposition de dessins d’enfants de Montmartre réalisés pendant la 1ère guerre mondiale.

Un « thermomètre du pochard » (ancêtre humoristique des campagnes anti-alcool).

Au centre de l’affiche, les silhouettes de 6 verres empilés à la verticale ;

Sur chaque verre dans le style de la caricature, le visage d’un homme, chaque verre correspondant à un degré d’alcoolisation ;

Et, tout autour des dessins, plein d’expressions françaises amusantes liées à la consommation d’alcool (être ému, être casquette, avoir son compte…).

En haut sur le premier verre, l’homme a une coiffure tout en volume genre Louis-Philippe avec la raie sur le côté et les favoris en côtelettes bien soignés.

Six verres (d’absinthe ?) plus tard, on est en bas de l’affiche : la tête de l’homme est écroulée sur le côté, sa bouche est à l’envers et sa mèche poisseuse et aplatie retombe sur ses yeux clos.

Malheureusement à l’époque, alcool-info-service.fr n’existait pas !

Expo temporaire « Van Dongen » jusqu’au 26 août 2018 : Expo consacrée à l’artiste hollandais naturalisé français qui résida au Bateau-Lavoir en 1905.

Anecdote :

Le jour de notre visite au musée de Montmartre, dimanche 20 mai, on a croisé l’ancien James Bond (ou Remington Steele) Pierce Brosnan et sa femme, la journaliste américaine Keely Shaye Smith.

La fontaine de « L’Observatoire », une des plus belles de Paris

Où ? Avenue de l’Observatoire (dans le jardin des grands explorateurs) – 6ème arrondissement

LE JARDIN DES GRANDS EXPLORATEURS

Ce jardin, ouvert en 1867, rend hommage à 2 explorateurs :

  • Marco Polo (1254-1324) qui est probablement le premier explorateur occidental (il est vénitien) de l’Orient (Chine, Moyen-Orient).
  • Robert Cavelier-de-la-Salle (1643-1687) qui, sous le règne de Louis XIV, explora l’Occident (Amérique du Nord et notamment les Grands Lacs, le Mississipi. Il meurt assassiné aux environs de la Louisiane).

DESCRIPTIF DE LA FONTAINE DE L’OBSERVATOIRE

Le jardin « Marco-Polo » s’ouvre sur cette grande fontaine.

Commencée en 1864 sous le Second Empire, elle fut terminée en 1875 pendant la IIIème République.

Sa création a été chapeautée par Gabriel Davioud qui fut notamment « inspecteur général des travaux d’architecture de la ville de Paris » et collaborateur du baron Georges Eugène Haussmann sous Napoléon III.

Plusieurs artistes ont collaboré à cette fontaine.

La fontaine et au loin le Palais du Luxembourg (flèche jaune)

La fontaine et au loin l’Observatoire de Paris (flèche mauve)

LES QUATRE PARTIES DU MONDE DE CARPEAUX

La fontaine représente les 4 parties du monde qui sont symbolisées par 4 statues féminines.

Elles sont toutes du sculpteur Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875).

  • Ce sont des allégories des continents.
  • Cette ronde de bronze symbolise l’inexorable rotation de la terre.

L’Afrique :

Elle est symbolisée par une Femme africaine.

  • Elle se reconnaît à son visage, à ses cheveux et à la créole qu’elle porte à l’oreille.
  • Le continent est aussi évoqué par la peau de lion qu’elle porte sur l’épaule et dont une des pattes lui cache le sexe.

  • A ses pieds, la chaîne des esclaves : une extrémité est reliée à une entrave qui enserre encore sa cheville droite tandis que l’autre extrémité est ouverte laissant son pied gauche libre.
  • Allusion à l’abolition très récente de l’esclavage (1848) et peut-être aussi un message signifiant que l’Afrique n’est pas encore, dans les années 1875, tout à fait libérée du joug de l’esclavage.

A noter, qu’avant de réaliser ce personnage Carpeaux avait fait une série de bustes préparatoires intitulée « Pourquoi naître esclave ? ». Deux de ces bustes sont en plâtre et l’un des deux est au Petit Palais à Paris. Les autres bustes sont dans différents musées dont un à New York.

L’Amérique : 

Symbolisée par une Femme amérindienne.

  • On la reconnaît à sa coiffe qui évoque la couronne de plumes de certains peuples autochtones.

L’Asie :

Symbolisée par une Femme asiatique.

  • Elle se reconnaît à sa longue natte tressée qui passe sur son épaule et dont les yeux sont bridés.
  • Le tissu qui cache son intimité pourrait évoquer la soie de Chine.

L’Europe :

Symbolisée par une Femme européenne dont je n’ai pas décelé de marques distinctives.

Et l’Océanie alors ?

Peu de chance que ce soit un oubli. Elle a probablement été volontairement zappée d’une part parce que, même si l’Océanie passe pour un continent, elle ne l’est pas vraiment et d’autre part parce que, pour une question purement artistique d’équilibre de l’ensemble, ça arrangeait peut-être bien l’artiste de ne pas mettre une cinquième statue.

On peut penser que cette 5ème partie du monde est quand même évoquée par la présence des tortues marines du bassin (voir ci-dessous) ; en effet, certaines espèces de tortues marines (Tortue verte) se rencontrent dans l’Océan indien, en Polynésie par exemple.

GLOBE TERRESTRE, VOÛTE CELESTE & SIGNES DU ZODIAQUE DE LEGRAIN

On les doit au sculpteur Eugène Legrain (1837-1915), élève de Carpeaux.

Les 4 statues décrites ci-dessus portent à bout de bras une sorte de cage sphérique représentant probablement l’univers et contenant le globe terrestre comme suspendu à l’intérieur.

Remarquez aussi que la frise qui fait le tour de la cage est décorée de très beaux signes du zodiaques :

  • Ils évoquent les étoiles, les saisons.

  • Le Verseau (ici on voit le bras d’un homme ou d’un dieu posé sur une jarre qui coule et « verse [son] eau » sur le monde).
  • Le Capricorne (ressemble à un cheval marin avec une queue, cornes bien visibles).
  • Bélier (avec ses attributs).
  • Poisson (allure un peu fantastique)

 

  • Sagittaire (représenté par un centaure faisant le geste d’armer un arc ; mais pas d’arc, pas de flèche… ont-ils disparu ?)
  • Scorpion (on voit bien le dard)
  • Balance (bébé portant un bâton relié à chaque bout à un plateau).
  • Vierge (mauvaise photo)

 

  • Lion (crinière)
  • Cancer (représenté sous la forme d’un homard)
  • Gémeaux (deux bébés)
  • Taureau (musclé et en train de charger)

ANIMAUX DE LA MER DE FREMIET

Ils ont été réalisés par le sculpteur Emmanuel Fremiet (1824-1910).

Chevaux et dauphins au pied du groupe principal de statues  :

Ce bestiaire est un grand classique des fontaines. Ces animaux imaginaires évoquent l’océan, l’eau. En effet, dans la mythologie grecque les chevaux tiraient le char de Poséidon le dieu de la mer, les dauphins étaient ses fidèles émissaires et passaient pour protéger les navigateurs.

Les chevaux de la mer avec leurs queues de baleines (photo 1) et leurs nageoires sur les côtés (photo 2) semblent en plein effort. Avec l’eau qui leur arrive dessus, l’effet est superbe.

  • A noter que les chevaux sont par deux et que chaque groupe possède une variante : certains chevaux ont la crinière tressée, d’autres portent un bonnet.

Les dauphins sont visibles entre les chevaux.

  • En sculpture, ces dauphins ressemblent plus à des poissons fantastiques qu’à de vrais dauphins.

Tortues dans le bassin en eau :

Toutes crachent des jets d’eau vers le monument central.

  • Il s’agit de tortues marines (et non terrestres) reconnaissables à leurs longues nageoires antérieures. Elles sont donc également là pour évoquer les mers et océans, les grands voyageurs-explorateurs, thème du jardin.

FRISES ET DECORATIONS SUR LE PIEDESTAL DE VILLEMINOT

Réalisées par le sculpteur Louis Villeminot (1826-1914) sur lequel je ne sais pas grand-chose.

Il a fait des guirlandes de coquillages.

  • Chose amusante que j’ai remarquée en grossissant la photo c’est que les gouttes d’eau dans le soleil font comme des petits drapeaux français bleu blanc rouge… magie de la diffraction !

PETITES BALADES A FAIRE PAR BEAU TEMPS DEPUIS LA FONTAINE…

En entrant par l’entrée principale côté fontaine et en remontant le jardin vous tomberez sur un autre jardin – l’esplanade Gaston-Monnerville – qui vous mènera tout droit jusqu’à une des entrées du Luco (le jardin du Luxembourg) dont on aperçoit la Palais tout au fond de la 1ère photo en haut de l’article au niveau de la ligne de fuite des arbres). Prenez du bon temps, une chaise, un livre, une glace…

En sens inverse vous irez vers l’Observatoire de Paris (construit sous Louis XIV) qui est à l’exact opposé du Luco : en sortant du jardin – toujours par la porte côté fontaine – continuez tout droit en direction du bâtiment que vous voyez au loin avec un dôme blanc sur la 2ème photo en haut de l’article. Ne se visite plus pour le moment.

Petite carte. Merci Google map !