Bibliothèque Assia Djebar : l’or des mots

Où ? 1 Rue Reynaldo Hahn – 20ème arrondissement

Toute dorée, la façade de la bibliothèque Assia Djebar est originale et jolie.

Cette couleur est rare sur les façades parisiennes (en fait, je ne connais pas d’autres immeubles parisiens ainsi décorés).

Ouverte le 9 janvier 2018, la bibliothèque vient donc juste d’avoir 1 an hier !

Et cet anniversaire sera fêté le samedi 19 janvier : voir les informations

Assia Djebar (1936-2015) née en Algérie avait choisi d’écrire ses romans et ses pièces de théâtre en langue française. Elle était une des auteurs importants du Maghreb et une des plumes du féminisme. En 2005, élue à l’Académie française, elle devenait le premier auteur nord-africain à être reçu dans cette prestigieuse institution.

La porte d’entrée

L’âne et le poupon (mis par quelqu’un ?)

Assia Djebar et un bout de sa bibliothèque personnelle

Un de ses romans

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Paris en citations : Honoré de Balzac

Eugène de Rastignac est un des personnages récurrents de la Comédie humaine de Balzac. Apparu dans le roman La Peau de chagrin, c’est dans Le Père Goriot (rédigé en 1834) qu’il monte à Paris depuis sa province. L’action commence vers 1819 sous Louis XVIII à la fameuse et miteuse pension Vauquer.

Dans ce roman Rastignac montre son attirance pour les fastes de la vie parisienne mais témoigne aussi à l’endroit de Goriot une touchante humanité.

Cependant, en écoutant des personnages comme Vautrin ou en fréquentant des grands de ce monde, Rastignac va au fil de ses expériences prendre conscience du cynisme de la société et laisser de côté ses illusions.

A la fin du roman, après l’enterrement du Père Goriot qui incarne l’amour paternel bafoué, Rastignac monte sur les hauteurs du cimetière du Père Lachaise et embrasse Paris du regard.

C’est de ce point de vue géographiquement dominant qu’il prononce la célèbre phrase ci-dessus, phrase qui résume et symbolise ce qu’il sera plus tard : un homme ambitieux prêt à jouer tous les jeux pour arriver à ses fins et pour dominer Paris socialement.

Né à Tours, Balzac est mort à Paris.

Alfons Mucha : c’était la Belle époque !

Où ? Musée du Luxembourg, rue de Vaugirard (6ème arrondissement)

Alphonse (ou Alfons) Mucha (1860-1939) était un artiste tchèque dont les affiches Art nouveau sont connues dans le monde entier.

Ayant vécu et travaillé à Paris, ses affiches sont indissociables de l’image du Paris 1900 que l’on se fait de la capitale française.

Cette expo présente aussi d’autres oeuvres bien moins connues de l’artiste telles des sculptures ou des peintures, tableaux qu’il considérait, semble-t-il, comme ses véritables créations artistiques et qui ont une dimension historique, symbolique et politique (comme par exemple l’Epopée slave).

Site de l’expo temporaire (jusqu’au 27 janvier 2019) au Musée du Luxembourg. A voir pour bien commencer l’année ! cliquez ici.

A noter qu’il y a à Prague – ville où il est mort – un joli musée permanent qui lui est consacré : cliquez ici.

Peace and love for Paris

Ce logo intitulé « Peace for Paris » qui a fait le tour du monde après les attentats de Paris du 13 novembre 2015 a été créé par le graphiste Jean Jullien.

Ce logo s’inspire bien sûr du logo « Peace and Love » qui, lui, a été inventé par le graphiste britannique Gerald Holtom lors d’une manifestation contre une usine d’armement nucléaire en 1958.

En ces temps plus que troubles, où sont donc passées les personnes fidèles à ces emblèmes pacifistes ? Espérons qu’on les verra bientôt refleurir sur les bannières de la contestation et qu’ils fédéreront à nouveau les âmes exigeantes et de bonne volonté autour du principe de non-violence.

Gandhi, réveille-toi, ils sont devenus fous !

Charles-Michel de L’Épée et la LSF

Où ? 254 rue Saint-Jacques – 5ème arrondissement

Hier, vendredi 23 novembre 2018, dans son émission Quotidien sur TMC, Yann Barhès accueillait des personnes sourdes et artistes. Emission très intéressante à revoir en replay sur MyTf1.

Aujourd’hui, 24 novembre 2018, le moteur de recherche Google fait une jolie bannière dessinée représentant des enfants en train de signer des lettres, les 6 lettres de l’enseigne bien sûr, mais c’est un bon début quand même quand on n’y connaît rien, comme moi. En effet cette bannière nous montre combien la Langue des Signes Française (LSF) est étrangère à celles et ceux qui entendent.

Pourquoi parle-t-on des sourds en ce moment ?

Pour se rappeler la naissance il y a 306 ans de Charles-Michel de L’Épée (dit l’abbé de L’Épée) né le 24 novembre 1712 à Versailles (où a été érigée une statue) et mort le 23 décembre 1789 à Paris (paroisse Saint-Roch). Sa tombe est d’ailleurs dans l’Eglise Saint-Roch.

En effet, ce prêtre bienfaiteur est l’un des précurseurs de l’enseignement spécialisé dispensé aux sourds. S’il n’a pas inventé cette langue des signes il a largement participé à son perfectionnement.

M’étant souvenu avoir fait des photos en 2016 et les ayant retrouvées, je consacre donc moi aussi un petit article sur le sujet.

L’Institut National de Jeunes Sourds de Paris

254, rue Saint-Jacques

Regard des eaux d’Arcueil à l’usage de l’institut National des Sourds-Muets

Regard Saint-Magloire, ancien aqueduc Medicis.

Situé rue Henri-Barbusse (qui fait angle avec la rue de l’Abbé de l’Epée)

Quelques infos

Site de l’INJS Paris : lien direct

Journée mondiale des sourds (depuis 1958) : Les 28 septembre