Église Saint-Jacques-du-Haut-Pas

Où ? 252 rue Saint-Jacques – 5ème arrondissement

Marchons donc jusqu’à la porte de l’église Saint-Jacques-du-Haut-Pas… à deux pas du Luxembourg.

« Haut-Pas » : Ce nom vient des frères hospitaliers venus en 1180 d’Italie de la région toscane Altopascio (qui signifie Haut-Pas). Ils installent dans cet endroit plutôt déshérité de Paris leur hôpital pour les pauvres et une chapelle pour les pèlerins.

XVIème siècle (en 1572, année du massacre de la Saint-Bathélémy) : A l’initiative de Catherine de Médicis, l’hôpital devient un couvent de moines bénédictins. Une première église est construite en 1584.

XVIIème siècle : Construction dans le style classique de l’édifice actuel, une tour haute, un fronton soutenu par 4 colonnes de types doriques. La première pierre est posée par Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII. Puis le manque de finances stoppe la construction. Reprise de la construction grâce à la générosité de Anne-Geneviève de Bourbon-Condé.  En 1684, après la mort de cette dernière, la nef et la façade sont terminées par l’architecte Gittard. Le lieu était un foyer du jansénisme (L’abbaye de Port Royal n’est pas loin).

XVIIIème siècle : Suite à la Révolution de 1789, l’église devient un Temple.

XIXème siècle (en 1803) : Elle est rendue au culte catholique.

XXème siècle (en 1957) : Elle est classée aux Monuments Historiques.

« Saint-Jacques-de-Compostelle » : Une plaque indique que cette église est sur le chemin des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle (de là à Santiago de Compostela en Espagne, il y a encore une bonne trotte de 1500 km environ).

A ne pas manquer : A l’intérieur une très ancienne statue en pierre datant du XIVème siècle et représentant Saint-Jacques le Majeur (alias Saint-Jacques de Zébédée, un des douze apôtres de Jésus et frère de Jean lui-même apôtre) en pèlerin.

 

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Eglises, cathédrales… Payant ? Pas payant ?

Les nouveaux chercheurs d’idées rentables sont bel et bien en marche !

Bientôt les touristes étrangers ou autres contemplatifs sans trop de sous devront peut-être bien se contenter d’admirer certaines églises et cathédrales depuis la rue ou le parvis. Ils s’arrêteront devant comme s’arrêtent les petites familles devant l’Abbaye de Westminster quand elles n’ont pas les moyens d’y pénétrer. (Elles exagèrent quand même, c’est pourtant pas cher : Prix d’entrée normal: Adulte: £22.00 Enfant: £9.00).

Pas de sous ? Tant pis pour vous. Et tant pis pour la lumière traversant les vitraux, tant pis pour la fraîcheur des pierres, pour le silence et le recueillement sous les hautes voûtes, tant pis pour les parfums d’encens flottant entre les stalles… Si vous souhaitez admirer les tableaux du chemins de croix, les statues des saints, les choeurs, les chaires et autres autels il vous suffira de regarder en streaming ou d’acheter les DVD de Secrets d’Histoire (Pas chers non plus : 98 euros environ les 7 épisodes).

Mais pour le moment, l’on peut encore entrer sans bourse délier dans les églises et cathédrales, dans les jardins publics… Profitons-en !

Bataclan, les enfants paradis

« Ils étaient comme toi, ils étaient comme moi,

Ils n’étaient pas guerriers mais sont morts au combat… »

Damien Saez

Il y a deux ans, le vendredi 13 novembre 2015, lors des turpides attaques terroristes de la salle de concert du Bataclan et des cafés alentours 130 personnes ont été assassinées.

Des centaines d’autres s’en sortirent blessées physiquement et psychologiquement.

En fait, à travers ces victimes – celles-ci et celles des autres attentats -, ce sont toutes les personnes qui aiment la paix et la non-violence qui ont été atteintes.

Certaines de ces victimes sont désormais enterrées dans les cimetières parisiens. Rencontrée par hasard, la tombe de Suzon Garrigues qui avait 21 ans. Triste rencontre.

In memoriam :

« Libération » avait fait un portrait de cette jeune femme : voir

« Le Monde » a choisi de publier les portraits des hommes et des femmes tués afin de conserver la mémoire de ces vies fauchées lors de cet attentat mais aussi des autres : voir 

Ecoutez et regardez ce clip, cette « mise en visages » qu’un youtuber a faite de la chanson « Les enfants paradis » de Damien Saez  : voir

 

La Bérézina

Où ? Angle du Boulevard du Montparnasse et de l’Avenue de l’Observatoire – 6 ème arrondissement

La statue en bronze du Maréchal Ney (1769-1815) a été réalisée en 1853 sous le Second Empire par le sculpteur français François Rude (1784-1855).

Histoire en bref :

Michel Ney est fait maréchal par Napoléon 1er en 1804.

Après les Cent Jours, à la seconde restauration, il est condamné par la justice royale de Louis XVIII et exécuté Place de l’Observatoire.

C’est tout près de l’endroit où il a été fusillé que la statue est érigée.

Zoom sur la statue :

Sur deux faces du piédestal s’allonge la longue longue liste des noms des batailles auxquelles le Maréchal Ney a pris part aux côtés de Napoléon Ier.

On comprend alors pourquoi Napoléon Bonaparte le surnommait le « brave des braves » et pourquoi le sculpteur le montre sabre au clair prêt à tailler en pièce l’ennemi.

S’il collectionne des victoires, on voit qu’il a aussi participé à la désastreuse campagne de Russie et notamment aux batailles de la Moskowa (Borodino) et de la Bérézina en 1812. Mais comme Napoléon, il s’en est sorti… Cette claque militaire ne les empêcha pas de mener ensemble 3 ans plus tard la bataille de Waterloo en 1815, bataille qui marque la fin du 1er Empire.

A propos de la campagne de Russie, profitons-en pour conseiller la lecture du livre de Sylvain Tesson « Bérézina » qui, avec des amis, en a commémoré en 2012 le bicentaire en refaisant en side-car « Ural » le chemin emprunté par la Grande Armée et par Napoléon de Moscou jusqu’à Paris.

 

 

L’ancien lit de la Bièvre

Où ? Boulevard de l’Hôpital – 5 ème arrondissement

La Bièvre est une rivière qui prend sa source dans les Yvelines à Guyancourt.

Cheminant à travers plusieurs départements d’Île-de-France, elle finissait son parcours en traversant Paris via le 13ème arrondissement avant d’aller se jeter dans la Seine au niveau du quai d’Austerlitz dans le 5ème arrondissement.

Surexploitée dès le Moyen-âge, elle était devenue au fil du temps le déversoir des résidus et déchets des tanneries, des teintureries, des blanchisseries, des moulins… La manufacture des Gobelins (17ème siècle) utilisait également les eaux de la rivière.

C’est sous le baron Haussmann (Second Empire) qu’elle fut enterrée puis détournée vers les égoûts pour cause d’assainissement de la capitale.

Au milieu du trottoir du Boulevard de l’Hôpital (celui de droite en allant dans le sens La Salpêtrière > Gare d’Austerlitz), est fixé ce médaillon signalant que la rivière pendant de longs siècles passait par là.

Héloïse et Abelard, à la vie, à la mort

Où ? Père Lachaise – 20 ème arrondissement

Héloïse – jeune étudiante et future femme de lettres – et Abelard – théologien admiré et père de la scolastique – se sont rencontrés sur l’Île de la Cité en 1113. [La cathédrale Notre-Dame de Paris n’existait pas encore, sa construction ayant débuté en 1163].

Pierre Abélard devint le professeur particulier d’Héloïse mais, très vite, les études théologiques passèrent au second plan… et leur relation devint passionnelle, charnelle, violente, spirituelle.

Mariage secret, enfant, enlèvement, écrits remettant en question certains dogmes de l’église… le scandale moral et religieux fut énorme et Pierre Abélard s’attira les foudres notamment de l’oncle d’Héloïse, le chanoine Fulbert, qui, une nuit, envoya deux hommes de main pour – ô horreur ! – le faire émasculer.

Dès lors, la vie des deux amants fut brisée. Héloïse, par amour, prit le voile et devint abbesse. Abélard, rétabli tant bien que mal, ne put plus professer. Il continua à écrire jusqu’à ce que Bernard de Clairvaux attaque une nouvelle fois ses ouvrages et parvienne à le faire bannir définitivement de l’église (interdiction de parler de Dieu et d’écrire, interdiction d’entrer dans les églises, les monastères).

Malgré tout, Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, le recueillit et c’est dans cette abbaye qu’Abélard mourut en 1142.

Mais l’histoire des deux plus célèbres amants du monde ne s’arrête pas là.

L’abbé de Cluny fit – ô sacrilège ! – exhumer le corps d’Abélard pour le faire transporter jusqu’à l’abbaye d’Héloïse pourtant interdite aux hommes.

Lorsque celle-ci mourut en 1164, son corps fut placé avec celui de son amant qui – ô miracle – ouvrit les bras…

Leur cercueil fut ensuite transféré dans plusieurs endroits et c’est le 16 juin 1817 qu’il arriva au Père Lachaise.

Leurs deux gisants en prière rappellent cette histoire d’amour tragique et romanesque qui traversa le temps pour les siècles des siècles.

A lire : « Héloïse, ouille ! » de Jean Teulé. Cru et documenté, ce roman est un des meilleurs de l’auteur avec « Je, François Villon ».

« Play me I’m yours Paris » fête la musique

Où ? Jardin d’Acclimatation – 16 ème arrondissement

« Play me I’m yours Paris 2017 » (Joue-moi je suis à toi Paris) est un festival où se mêlent arts graphiques, musique et nature pour le plus grand plaisir de toutes et tous, grands ou petits.

C’est la 6ème édition.

Depuis quelques semaines et jusqu’au 21 juin 2017, jour de la fête de la musique, 20 pianos personnalisés par 5 artistes plasticiens internationaux sont à découvrir et à essayer dans le Jardin d’Acclimatation.

Chacun peut à sa guise s’asseoir et jouer.

Le 21 juin, jour de l’été et de la fête de la musique, un événement spécial sera proposé.

Ensuite les pianos seront dispatchés dans différents endroits de la capitale. A suivre…

Ouverture des grilles du Jardin

• Du lundi au vendredi, de 10h00 à 18h00
• Samedi, dimanche, vacances scolaires et jours fériés de 10h00 à 20h00

Accès aux caisses et attractions

• Du lundi au vendredi, de 10h00 à 17h00 pour les caisses et de 10h00 à 17h30 pour les attractions.
• Samedi, dimanche, jours fériés et vacances scolaires de 10h00 à 19h00 pour les caisses et de 10h00 à 19h30 pour les attractions.

Renseignement : 01 40 67 90 85

Site internet du Jardin

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